Des chrétiens hébréophones célèbrent l’Ascension au lever du soleil sur le Mont des Oliviers


À l’occasion de la fête de l’Ascension, une messe solennelle a été célébrée à 6h00 du matin dans la chapelle de l’Ascension sur le Mont des Oliviers par le vicaire patriarcal, le père Piotr Zelazko, et le secrétaire général de la Custodie de Terre Sainte, le père Alberto Pari, avec les fidèles du vicariat Saint-Jacques. Cette solennité coïncidait cette année avec la Journée de Jérusalem (Yom Yerushalaim).

L’Eucharistie a rassemblé les fidèles de la communauté de Jérusalem des catholiques hébréophones en Israël. Avec le vicaire, le père Piotr Zelazko, ils ont eu l’occasion de célébrer la solennité de l’Ascension au lever du soleil. Comme le lieu appartient aux musulmans, la liturgie n’y est autorisée qu’une seule fois par an, à l’occasion de la fête de l’Ascension. 

Dans son homélie, le vicaire a déclaré que « entre le ciel et la terre, la fête de l’Ascension devient profondément personnelle ». Il a rappelé les principales orientations spirituelles de l’interprétation de cette fête dans l’histoire du christianisme. Ces perspectives ne s’excluent pas mutuellement ; elles mettent plutôt en lumière différents aspects de sa signification selon les traditions théologiques et les époques : 

Perspective christologique (glorification du Christ) 

L’Ascension est comprise comme l’exaltation du Christ à la droite du Père (cf. Actes 1,9–11 ; Philippiens 2,9–11). 

Elle confirme que Jésus est Seigneur et Roi, partageant pleinement la gloire divine. 

Perspective sotériologique (orientée vers le salut) 

Le Christ monte au ciel non pour abandonner l’humanité, mais pour achever l’œuvre du salut. 

Il entre au ciel comme grand prêtre et médiateur (Hébreux 9,24). 

Perspective anthropologique (destinée et dignité humaines) 

Le Christ monte au ciel dans sa nature humaine, ce qui signifie que l’humanité elle-même est élevée à la vie divine. 

Perspective ecclésiologique (mission de l’Église) 

L’Ascension est liée à la Grande Mission (Matthieu 28,19–20). 

Le Christ confie à l’Église la poursuite de sa mission. 

Perspective pneumatologique (préparation à l’Esprit Saint) 

L’Ascension n’est pas une absence, mais une transition vers la Pentecôte. 

Le Christ "s’en va" afin que l’Esprit Saint puisse venir (Jean 16,7). 

Perspective eschatologique (espérance de gloire et retour du Christ)

L’Ascension annonce le retour du Christ. 

Elle assure aux croyants leur destinée céleste future. 

Perspective mystique / intériorisation spirituelle 

L’Ascension est aussi un chemin intérieur : l’âme est appelée à "monter" vers Dieu. 

Il a également affirmé que, même si "la solennité de l’Ascension nous invite à une réflexion profonde théologique, philosophique et spirituelle, puisque l’Ascension du Christ soulève des questions fondamentales sur la relation entre le ciel et la terre, l’éternité et la vie humaine, 

au-delà de toute réflexion, l’Ascension devient finalement une question très personnelle : qu’est-ce que cela signifie pour chacun de nous dans la situation contemporaine, dans la vie quotidienne avec ses défis ?" 

La célébration comprenait également une prière pour la Ville sainte de Jérusalem et tous ses habitants. 

La Journée de Jérusalem (en hébreu : Yom Yerushalayim) est une fête nationale israélienne commémorant la réunification de Jérusalem en 1967 durant la guerre des Six Jours (7 juin 1967). Célébrée le 28 du mois hébraïque d’Iyar (à une date variable dans le calendrier grégorien), elle comprend des cérémonies officielles, des prières commémoratives et d’action de grâce, ainsi que des événements éducatifs. 

Dans la tradition juive, la Journée de Jérusalem peut être perçue comme le rétablissement de l’accès juif à la Vieille Ville, en particulier au Mur occidental. Certains y voient également un signe de la providence divine dans l’histoire ; elle est alors célébrée avec des psaumes d’action de grâce (Hallel) et des liturgies spéciales. 

D’un point de vue théologique et spirituel chrétien, cette journée peut être envisagée de manière plus universelle : Jérusalem comme symbole spirituel de la "Jérusalem céleste" (cf. Apocalypse 21). Elle est aussi un appel à prier pour la paix à Jérusalem (Psaume 122,6) et une invitation à réfléchir à la ville comme lieu de l’histoire du salut : la Passion, la Résurrection et l’Ascension.

Support Us Contact Us Vatican News in Hebrew Mass in Hebrew Child Safeguarding Policy


© 2020 Saint James Vicariate for Hebrew Speaking Catholics in Israel